Plougonvelin, cité dortoir?

8ème question : Jean Yves Boulic : Ma question n’est pas toxique ! Quels sont les objectifs de la prochaine mandature en terme de développement pour que Plougonvelin reste une commune dynamique et non pas une cité dortoir ?

I.BACOR : Vous savez que maintenant nous sommes tenus par le PLU ; le PLU définit le rythme de progression de l’habitat et la surface allouée à l’habitat; alors si on était seul à décider, on pourrait faire ce qu’on veut. Il existe un document, le S.C.O.T, Schéma de COhérence Territorial, qui répartit sur le pays de Brest l’évolution de la population dans chaque commune. En plus de cela, nous avons la loi sur l’environnement qui nous dit que si on ne laisse pas assez de place à l’agriculture,  on n’aura plus à manger. Donc le raisonnement de l’Etat sur ce sujet est simple, si on veut continuer à nourrir la population, il faut préserver des espaces agricoles, donc réduction des espaces dédiés à l’habitat. Alors, ce n’est pas parce qu’on réduit l’espace urbain que c’est une raison de tout bétonner, de tout bitumer.  On peut réduire l’espace urbain tout en réfléchissant sur son mode d’application ; moi je suis pour l’aménagement des espaces verts et pour la plantation des haies. Pourquoi ? Comme la population augmente, et que les surfaces dédiées à l’habitat sont réduites, la conséquence est la densification des habitations. On peut densifier, tout en aménageant autrement qu’en bitume. Il existe une tendance à détruire espaces verts, plantations en zone urbaine. Diverses raisons sont évoquées : le coût de traitement des déchets verts, le coût de la main d’œuvre pour leur entretien. Or, nous  parlons tous de réchauffement climatique, une conséquence, entre autres, de la destruction des forêts.   Il faut donc être cohérent, soit la verdure est une des solutions à la problématique du réchauffement climatique et dans ce cas il ne faut pas la détruire mais la gérer avec intelligence. Il faut de la tolérance dans notre relation avec la nature.

Plougonvelin a aujourd’hui dans le PLU un objectif de 5025 habitants en 2038 avec une progression maximum de 1.25% par an, soit un nombre de constructions de l’ordre de 28 par an environ et on n’a aucune raison de pousser à la consommation de ces espaces.

Je ne suis pas un fervent défenseur du «  remplir les dents creuses » car si on bouche les trous trop vite, on n’aura plus de place pour les services communs. Une population qui augmente vite demande aussi une croissance rapide de ses services ; aujourd’hui les services publics n’ont plus de place, il va falloir penser à leur développement. Courir derrière une augmentation rapide de la population n’est pas la solution miracle à nos problèmes financiers et nous n’obtiendrons pas plus de surfaces habitables ; je n’y crois pas, il faut donc être raisonnable.

Je ne vais pas non plus être démagogue et dire «  je vais limiter le nombre de constructions », ce n’est tout simplement pas possible. C’est du n’importe quoi, on ne limite pas comme cela la croissance de la population. C’est le marché qui limite  la progression de la population ; quand le prix du terrain monte trop vite, il y a moins de constructions. Vous avez connu le krach boursier, la baisse des constructions ne concernait pas seulement Plougonvelin, c’était dans toute la France,   dans toute l’Europe. Les prix baissaient, mais comme il n’y avait pas d’argent, il n’y avait pas d’investisseurs non plus.

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