Notre Santé financière

Bilan de six ans de gestion du maire 

Les comptes administratifs de la commune et ses services sont le reflet comptable de la politique de la majorité, que nous avons toujours désapprouvé; ce qui explique, tout simplement, la raison de nos abstentions depuis 2014.

« Faire preuve de modération fiscale »….un beau slogan de campagne, pour une belle tromperie électorale ! De quelle modération parlaient-ils, du taux ou des recettes ? Pour le taux c’est raté,  dès 2014, les taux d’imposition ont grimpé de 7,56% ! Pour les recettes d’impôts, celles de 2019 ont augmenté de 23.8% par rapport à 2013, soit sur 6 ans un supplément de 2 101 563€.

Comme les années précédentes, nous avons élaboré les indicateurs ci-dessous, selon les critères retenus par la majorité, à partir des comptes administratifs des années 2014 à 2019.

A quoi a servi cette ponction supplémentaire de 2 101 563 € ?

1 : Les dépenses de personnel, après une superbe progression, se stabilisent, heureusement! 

La commune a transféré à la PIC (ex  CCPI) : la gestion des ressources humaines, l’instruction des permis de construire, les routes communautaires (rte de Ploumoguer, rue Henri Gourmelin, Boulevard de la mer, Rte de Saint Renan), l’Office de tourisme, l’Eau, L’Assainissement collectif et non collectif, le Syndicat mixte de St Mathieu… Quel est le bénéfice pour les Plougonvelinois?

L’augmentation des dépenses par rapport à 2013 est de 131 201€ soit 12,7%.

Le nombre d’agents du Service Technique a doublé depuis 2013 ; nous supposons que c’est pour mieux entretenir nos voiries et espaces verts!

2 : La contribution au déficit de la piscine.

Depuis la mise en place de la D.S.P (Délégation de Service Public), la contribution au déficit de la piscine s’envole : 579 717 € en moyenne sur les trois dernières années (610 000€ en 2017, 557 600€ en 2018, 571 550€ en 2019) contre 446 000€ avant sa mise en place. Les tarifs ont grimpé et les services ont diminué. De l’avis général des utilisateurs, l’entretien laisse toujours à désirer : le carrelage des vestiaires femmes mal réparé pendant 3 ans, une propreté non satisfaisante, le toboggan fermé au public depuis plus de 9 mois… La satisfaction de nos clients est-elle toujours notre priorité?

La décision de diviser par deux les fermetures techniques annuelles semble dégrader la qualité de l’entretien ?

3 : Les dépenses de travaux, d’entretien et achat de matériel.

Nous avions déjà attiré l’attention sur le coût élevé de l’entretien de la balayeuse,  et son taux d’indisponibilité. La facture de réparation continue à grimper en 2018, 17 200€.  Depuis 2017, le coût de son entretien est d’environ 4 fois (40 000 €) pour celui de son coût d’achat (10 000 €). En attendant, nos routes ne sont toujours pas mieux balayées !

Certains outils achetés n’ont pas une utilisation suffisante pour être amortis ; exemple : 79 heures pour une élagueuse (40 000€ à l’achat), 120 heures pour le désherbant à eau chaude. Les achats continuent : tracteur, voitures… Sans compter l’implantation d’une serre pour environ 20 000€ utilisé 6 semaines par an, actuellement inutilisable.  Seraient-ce des achats compulsifs ? La municipalité analyse-t-elle ses besoins ?

 4 : Les dépenses réelles d’investissement.

Ces dépenses ont atteint en 2019 : 1 218 000€ ; soit en cumulé sur les 6 dernières années 8 824 000€, une bonne nouvelle pour notre adjoint aux finances.

Depuis 2013 le montant des emprunts s’élève à 1 900 000€. Contrairement aux dires  de la municipalité, celle-ci a donc hérité des finances saines, sinon comment expliquer ce niveau d’investissement ? 

Et pourtant la rénovation de la maison du gardien de Bertheaume est gelée depuis 2014, manque d’argent ou mauvaise volonté ?

 5 : La dette de la commune.

Toujours selon les critères des « experts de la majorité », la dette de la commune a bondi de 1 213 750 € (8 513 318€ début 2020, 7 299 568 € début 2014). Discours de la majorité : « la dette diminue ». La majorité a-t-elle changé ses modes de calcul?

La dette de la piscine s’écoule lentement sans aucune action financière, ce qui fait une augmentation de la dette commune et piscine de seulement 321 660€.

L’augmentation de nos impôts n’a sûrement pas été utilisée pour diminuer notre dette.

Conclusions

La municipalité, après avoir demandé un gros sacrifice aux Plougonvelinois, poursuit une politique trop dépensière. Le déplacement des adjoints en plus du maire depuis 2018 à l’occasion du Congrès des Maires à Paris nous interpelle : 3 en 2018, 5 en avion en 2019. La distribution du bulletin communal dans les boîtes aux lettres a été supprimée pour raison d’économie. 3 jours à Paris ou informer les habitants, la municipalité a choisi.

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