Notre santé financière, après cinq ans de gestion du maire

Les comptes administratifs de la commune et ses services sont le reflet comptable de la politique de la majorité, que nous avons toujours désapprouvé; ce qui explique, tout simplement, la raison de nos abstentions depuis 2014.

« Faire preuve de modération fiscale »….un beau slogan de campagne, pour une belle tromperie électorale ! De quelle modération parlaient-ils, du taux ou des recettes ? Pour le taux c’est raté,  dès 2014, les taux d’imposition ont grimpé de 7,56% ! Pour les recettes d’impôts, celles de 2018 ont augmenté de 19% par rapport à 2013, soit sur 5 ans un supplément de 1 598 734€.

Comme les années précédentes, nous avons élaboré les indicateurs ci-dessous, selon les critères retenus par la majorité, à partir des comptes administratifs des années 2014 à 2018.

 

A quoi a servi cette ponction supplémentaire de 1 598 734 € ?

1 : Les dépenses de personnel, après une superbe progression, se stabilisent, heureusement! 

 La commune a transféré à la PIC (ex  CCPI) : la gestion des ressources humaines, l’instruction des permis de construire, les routes communautaires (rte de Ploumoguer, rue Henri Gourmelin, Boulevard de la mer, Rte de Saint Renan), l’Office de tourisme, l’Assainissement, le Syndicat mixte de St Mathieu… Quel est le bénéfice pour les Plougonvelinois?

Pendant la présentation du Compte Administratif, ni le maire, ni l’adjoint aux finances ne connaissait le nombre de personnes embauchées par la commune. Un mois après toujours aucune réponse, il est donc grand temps d’arrêter les embauches!

Le nombre d’agents du Service Technique a doublé depuis 2013 ; nous supposons que c’est pour mieux entretenir nos routes !

2 : La contribution au déficit de la piscine.

Depuis la mise en place de la D.S.P (Délégation de Service Public), la contribution au déficit de la piscine s’envole : 583 800 € en moyenne sur les deux dernières années contre 446 000€ avant sa mise en place. Les tarifs ont grimpé et les services ont diminué. De l’avis général des utilisateurs, l’entretien laisse toujours à désirer : le carrelage des vestiaires femmes toujours mal réparé depuis bientôt 3 ans, une propreté non satisfaisante… La satisfaction de nos clients est-elle toujours notre priorité?

La décision de diviser par deux les fermetures techniques annuelles, ne va-t-elle pas encore détériorer la réactivité de l’entretien ?

3 : Les dépenses de travaux, d’entretien et achat de matériel.

 La rénovation de la route de Trémeur, hors zone urbaine, a coûté 17072€, était-ce une urgence ? Nous avions déjà attiré l’attention sur le coût élevé de l’entretien de la balayeuse,  et son taux d’indisponibilité. La facture de réparation continue à grimper en 2018.  Depuis 2017, le montant total des réparations s’élève à 39 000 € pour un investissement de 10 000 €. En attendant, nos routes ne sont toujours pas mieux balayées !

Certains outils achetés n’ont pas une utilisation suffisante pour être amortis ; exemple : 79 heures pour une élagueuse (40000€ à l’achat), 120 heures pour désherbant eau chaude. Seraient-ce des achats compulsifs ?

La commune poursuit ses achats, malgré tout : tracteur, voitures…

4 : Les dépenses réelles d’investissement.

 Ces dépenses ont atteint en 2018 : 2 152 000€ ; soit en cumulé sur les 4 dernières années 7 398 000€, une bonne nouvelle pour notre adjoint aux finances. Un emprunt de 1 900 000€ a été réalisé sur la même période.

 Devons-nous en conclure que ces investissements ont été presque entièrement réalisés par emprunt ?Et pourtant la rénovation de la maison du gardien de Bertheaume est gelée depuis 2014, manque d’argent ou mauvaise volonté ?

5 : La dette globale de la commune.

Toujours selon les critères des « experts de la majorité », elle a bondi à presque 11 Millions d’euros (10 970 051€) ; or elle était de 10 056 916€ début 2014. Discours de la majorité : « la dette diminue » et les finances sont saines.

Les critères ont-ils changés ?

Le montant du remboursement de la dette, pour la commune seule est au même niveau que celui de 2013. Cherchez l’erreur ?

L’augmentation de nos impôts n’a sûrement pas été utilisée pour diminuer notre dette.

Conclusions

En s’appuyant sur des finances saines héritées depuis fin 2013, la municipalité, après avoir demandé un gros sacrifice aux Plougonvelinois, poursuit une politique beaucoup trop dépensière.  Le déplacement par avion de trois adjointes en plus du maire pour le congrès des maires 2018 à Paris est-il bienvenu par ce temps de misère budgétaire ?

Pourquoi hypothéquer le futur, en augmentant la dette, est-ce bien utile ?

 

           

 

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