Nettoyage irraisonné de nos plages

Dans notre dernier article, http://israel-bacor.fr/quand-vient-la-fin-de-lete/, nous attirions l’attention de la commune sur le prélèvement exagéré de sable lors des nettoyages des plages du Trez-Hir et de Bertheaume.

La remorque stationnée plus d’un jour parmi les estivants a donné une image négative de nos plages.  Déficit de gestion du personnel ou absence de planification du service technique ?

Cette pratique très courante nous semble mal gérée par la commune depuis quelques années. Le service technique est sous la responsabilité de qui ? L’adjointe aux travaux , l’adjointe à l’urbanisme ? Quoi qu’il en soit, tout le personnel communal est sous l’autorité du maire.

Qu’en est-il exactement ? Cette photo prise sur le stock des prélèvements démontre un niveau exagéré de sable au détriment des algues, il y  a nettement plus de sable que d’algues. Ces prélèvements sont ensuite répandus sur les terres agricoles de la commune, ce qui consiste à injecter du sable sur les terres en lieu et place de l’engrais naturel récolté. L’extraction du sable par les communes  est strictement interdit par le code de l’environnement, un prélèvement équivaudrait à de l’extraction.

D’après nos informations, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (D.D.T.M), s’est emparée du sujet et a constaté la quantité exagérée de sable dans le prélèvement réalisé sur nos plages en août dernier.

Le maire a sûrement été informé par écrit  de ce constat de la D.D.T.M ; gageons que les prescriptions de la D.D.T.M vont dans notre sens pour condamner cette pratique.  Nous avons de la chance de posséder deux belles plages de sable fin, une telle pratique peut à la longue détruire nos plages. La mer est capricieuse, ce qu’elle amène un jour, elle peut le reprendre un autre jour. Nous en faisons régulièrement l’expérience lors des grandes marées.

En cette période de prise de conscience environnementale, nous pouvons nous attendre à une pratique de nettoyage raisonné de nos plages. La municipalité nous parle très souvent de son engagement pour le respect de l’environnement et le  Zéro Phyto ; il est grand temps d’agir ! En tout cas, cet été, cela a été sa grande faiblesse.

2 Responses to “Nettoyage irraisonné de nos plages

  • Qui fait quoi et sous la responsabilité de qui? Voilà la question ! Voilà surtout une question qu’on ne devrait plus avoir à se poser après 5 ans 1/2 de mandature. Passons.

    Ramasser plus de sable que d’algues est, c’est vrai, tout à fait inadmissible et peu écologique. Il s’agit simplement de nettoyer la plage des algues déposées par la marée et non de prélever, sans distinction, algues et sable, même si ceux-ci sont, à l’occasion, d’excellents fertilisants pour les terres agricoles.
    Pour éviter cette situation regrettable, les services techniques communaux doivent choisir la solution la mieux adaptée : soit agir au plus vite pour ramasser facilement les algues fraîches déposées sur le sable, soit accepter qu’avec les marées les algues se mélangent au sable. Dans ce deuxième cas, un tamisage mécanique du sable devient alors indispensable avant toutes interventions. Solution plus onéreuse qui pénalise lourdement le manque de réactivité. Il faut choisir !
    Visiblement, à vous lire, une solution différente et peu écologique semble avoir été choisie. Pourquoi ?

  • Oui je pense que la question de l’entretien du littoral (estrans, plages) doit être débattue à l’initiative du parc marin d’Iroise et de la CCPI. Pour que l’enjeu économique (tourisme, activités de loisir ) de la plage dit « propre » ne se fasse pas au détriment de son écologie (éléments importants dans la chaîne alimentaire et de fixation du sable et de la végétation) !!!

    Le débat au sein du parc marin est hélas indispensable, au regard des comportements et pratiques de communes telles que celle de Plougonvelin (actions fréquentes, sur toute la période estivale, de nettoyage mécanique, avec en plus extraction de sable) et cela sans autorisation ni contrôle, même sur des plages n’ayant pas ou peu de laisses de mer.

    Cet été après la tempête de fin juillet une quantité très importante de laisses (plus de 20 cm par endroit) s’est déposée sur les plages du Conquet. La mairie a effectué de manière exceptionnelle le retrait mécanique (aux tractopelles) sur certaines de ces plages.

    Action qui peut être envisagée si la laisse présente un danger pour la sécurité. Mais là encore faut-il privilégier la fermeture de la plage (comme dans le cas d’une pollution des eaux) ou effectuer le retrait exceptionnel ? ce débat doit aussi avoir lieu pour éclairer les communes du littoral .

    Pour mémoire les plages du Conquet où l’engin ne pouvait pas intervenir, la laisse de mer a quasi disparu , »repartie naturellement en mer » en moins de 8 jours.

    Et en plus, il me semble contre-productif de faire croire qu’une plage n’est qu’un reposoir à serviettes de bain. Mais plus pédagogique comme il est écrit sur les brochures touristiques et sur les panneaux de bord des plages à l’île de Houat : « Nos plages sont vivantes, une plage ne doit pas devenir un désert de sable : les algues déposées par la marée (laisse de mer) ne doivent pas être considérées comme des déchets. En respectant cet écosystème naturel, nous luttons contre l’appauvrissement de la biodiversité. Veillons à ce que nos déchets ne se mêlent pas aux sables et aux algues échouées ».

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