Déplacement , Covoiturage

6ème question : Alexandra Girelli :  Je travaille à la ville de Brest.  Sujet : Co-voiturage, transports en commun. Allez-vous vous inspirer des initiatives des communes comme Plougastel, Plouguerneau, ex : cabanes à stop pour sécuriser les déplacements des enfants qui sont sur les trottoirs, développer une démarche participative de déplacement à moindre coût ?

I.BACOR : Question importante, parce que le déplacement est un sujet important et on ne peut pas l’ignorer. Il y a eu une demande de BMO, à toutes les communes, pour intégrer la Métropole ; le Pays d’Iroise a choisi de dire «NON » sans étude préalable. Par conséquent, Plougonvelin n’a pas accepté de participer au plan de déplacement de Brest, bien que 80% de nos habitants  travaillent à BREST. La seule collectivité qui pourrait influencer le déplacement serait la  Communauté de Communes, mais aujourd’hui elle ne le souhaite pas et elle n’a pas les moyens d’une métropole.

Alors je voulais faire un petit retour en arrière : quand j’étais jeune et que je travaillais comme manœuvre, il y avait des fourgons qui faisaient le tour de la ville pour amener tous les travailleurs à l’usine. Puis, quand j’étais jeune ingénieur à Thalès, il y avait des bus pour les salariés ; moi je covoiturais avec des collègues de Plougonvelin, on n’avait pas besoin de Facebook, de téléphone portable etc. On savait le faire, mais il arrive une période où on ne sait plus ; notre culture a changé, nous voulons tous aller au boulot à l’heure qu’on veut et rentrer à l’heure qu’on veut. Les transports en commun ne sont plus ou très peu utilisés, sauf quand on est coincé dans une grande ville et qu’on est obligé de les prendre. Notre mode de vie qui privilégie lourdement notre liberté a conduit à un système où l’on n’entretient plus entre nous des liens qui nous permettent de faire les choses ensemble.

Sécuriser le déplacement des enfants : la première des choses serait déjà de sécuriser au niveau de la commune, dans un premier temps en zone urbaine.  Aujourd’hui je ne peux pas vous promettre que nous allons faire quelque chose pour que vous puissiez  vous déplacer en toute sécurité jusqu’à Brest.

Pendant la campagne, lorsque nous faisions du porte à porte, des personnes nous ont dit « nous on aimerait bien aller à BREST en vélo, qu’est-ce que vous attendez pour ouvrir une piste vélo jusqu’à Brest? » Ne rêvons pas, encore une fois ! Cela demande une certaine coopération au niveau global du pays de Brest pour pouvoir le faire.  Vous avez raison de poser la question car cela permet de sensibiliser tous les élus à ce problème ; cela signifie que la population, dans son ensemble, est consciente qu’il faut faire quelque chose de différent. C’est pour cela qu’on met l’accent sur la participation de tout le monde, les 80 % de travailleurs qui vont à BREST tous les jours. Il faudra aussi, et nous nous engageons à le faire,  communiquer beaucoup, pour que la population apprenne à changer son mode de vie. Vous savez comme moi que le mode de vie ne se change pas du jour au lendemain, voyez le temps que nous avons mis pour trier nos déchets, plus de 30 ans.  Là nous avons une culture à changer ; je ne peux pas vous en dire plus aujourd’hui mais je vous dis qu’il faut développer les moyens simples, parler avec son voisin pour partager sa voiture sans attendre que ce soit la mairie qui dise « voyez avec votre voisin pour faire du covoiturage ».

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