Coeur de Bourg un projet qui divise

Une élection chasse l’autre, après  les européennes qui ont encore une fois connu un fort taux d’abstention, bientôt  les municipales de Mars 2020. Il est grand temps de se préparer à cette échéance populaire.

Pourquoi ? Parce que le monde vit un tournant politique majeur, la politique locale ne pourra plus ignorer l’internationale. Elle ne pourra pas non plus se désintéresser des  énormes enjeux de l’environnement et de l’économie numérique. Le défi essentiel est : « comment adapter notre politique locale ».    

Les récents évènements nationaux ont démontré, ici comme ailleurs, que nous ne pouvons plus faire de la politique sans la participation citoyenne, cela vaut aussi pour notre commune.  Après la fermeture de la poste, le départ probable du CMB ; n’est-il pas temps de faire un projet commun en concertation avec les Plougonvelinois? Pourquoi nos concitoyens sont-ils ainsi  traités ? Simple vengeance ? En 2014, 54% de la population avaient rejeté l’équipe du maire, son équipe (46% de votants) est certes majoritaire, mais seulement en sièges! Effet triangulaire, une situation à éviter! 

Or, le projet «Cœur de Bourg »  lancé au bulldozer par la municipalité, sans consulter ni la population, ni les élus, tourne au vinaigre et divise les habitants sur un projet dit majeur par le maire. En politique, il n’est jamais trop tard pour faire marche arrière !

A l’heure actuelle, le maire et sa municipalité rejettent toute discussion et ne répondent à aucune question. Pourquoi tant de silences? L’approche des élections municipales, le souci de réaliser son programme (seule la maison médicale y figurait), ou tout simplement est-ce une méthode de gouvernance dépassée…  

Finie donc la pseudo concertation engagée avec 2 associations, car le maire, très fermement, a dit non à toute modification du projet initial. Bref, les associations se sont fait balader pendant l’instruction du permis, sans aucun résultat.

Après tant de mystères autour du projet, le maire a accordé trois permis de construire déposés en septembre 2018 (voir les échos de Plougonvelin du 12 au 19 avril).  Le permis de démolition de l’ancienne école a été accordé en décembre 2018.

Deux permis pour la place  Général de Gaulle :

– 11 logements et x locaux tertiaires,  

– 9 logements et 1 local tertiaire.

Un permis rue Pen ar Bed :

– 8 logements collectifs et 3 tertiaires.

En tout 28 logements et 4 + x locaux tertiaires d’après le journal du maire ; à ce stade le maire ne connaitrait-il  pas encore le nombre de locaux tertiaires !

Cela marque le début de la réalisation de ce projet, si contesté, et met fin à tous les débats engagés. Le conseil municipal, parent pauvre de la discussion, et pourtant décideur de l’administration des biens communaux, a vu toutes les questions orales sur le sujet rejetées par monsieur le maire en séance du CM du 25 mars dernier. Nous assistons à un monologue des élus majoritaires sur le sujet. Où est passé le dialogue de proximité, il est bien enterré !

Nous attendons toujours le volet financier communal de ce projet, voir http://israel-bacor.fr/operation-coeur-de-bourg/. Sans aucune présentation en Conseil Municipal, nous soupçonnons un projet très coûteux pour la commune ? Au mieux, la cession des bâtis ne lui rapportera rien. A ce jour, d’après les rumeurs, il n’y a aucune réservation ferme ! Dans tous les cas, ce projet consommera une partie de nos impôts ; faudra-t-il une nouvelle augmentation d’impôts pour y faire face ? Cette question va devenir un sujet de campagne des prochaines municipales !

La contestation de ces trois permis serait infructueuse, si on en croit l’adjointe à l’urbanisme, « ces permis sont bien blindés », histoire de décourager les volontés opposantes! Cela  ne nous a pas empêché, élus municipaux, de déposer un recours gracieux pour modifier ce projet, voir  http://israel-bacor.fr/recours-des-elus-de-p-p-t/. Evidemment le maire a rejeté notre recours gracieux, non pas sur le fond mais sur la forme ! La seule possibilité de  recours est maintenant d’ordre du tribunal administratif,  faute de  volonté de discussion du maire.

D’après le maire, la construction sera livrée fin 2020, avec un démarrage des travaux en septembre.  Est-ce bien raisonnable d’engager les futurs impôts de la collectivité 6 mois avant les élections ? 

Autres possibilités, le Maire s’engage :

    • soit à renoncer au projet
    • soit à le temporiser jusqu’à mars 2020, et laisser ainsi aux Plougonvelinois, le choix d’aménager « leur » cœur de bourg.

Ce serait en effet plus sage ! La sagesse est-elle encore là quand la volonté de discussion est morte ?

En attendant, le cabinet médical du bourg s’agrandit pour accueillir un nouveau médecin !

Excellentes vacances à tous. Nous reprendrons notre lettre mensuelle à partir de septembre prochain ; pour un pluralisme démocratique, abonnez-vous à notre newsletter sur notre site.

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