7 millions d’euros de déficit?

9ème question : Mme X du Trez-hir :   Le déficit financier de la commune est de 7 millions, en partie liés au 600 000  euros annuels pour la piscine. Faudra-t-il tôt ou tard faire un choix pour la piscine, soit on la conserve et on continue de l’entretenir, soit on la détruit ?

I.BACOR : Ce sera la dernière question. Je vais faire juste une petite remarque : la commune n’est pas en déficit;  vous parlez plutôt de la dette et de la marge de manœuvre de la commune. La dette globale de la commune hors piscine est de 8 513 318€. Le P.I.B, c’est le montant des  recettes réelles de la commune, il est de l’ordre de 4 100 000. Ce qui veut dire que notre dette globale hors piscine dépasse les 200% de notre P.I.B.

La piscine coûte environ 600 000 € par an dans le contexte actuel ;  Keraudy nous coûte à peu près  300 000 euros, soit au total 900 000€. Alors j’entends dire qu’il faut fermer la piscine et qu’en fermant la piscine, miraculeusement, on va gagner 600 000€. Non, vous fermez la piscine, vous continuerez à rembourser la dette. C’est comme quand on construit  une maison, vous empruntez et vous remboursez. La piscine, c’est la même chose, il reste encore 12 ans pour finir de rembourser la dette.

Kéraudy est une salle de spectacles mais aussi un espace associatif au service de la population, médiathèque, musique, associations sportives … Si on le ferme, il faudra construire autre chose ou on arrête ces services à la population. On veut des services mais on ne veut pas payer leur coût.

J’entends dire : « La piscine c’est BACOR, si ça coûte cher c’est la faute à BACOR » ; cependant ce n’est pas moi qui l’ai laissée dans un état catastrophique. Je suis fier d’avoir construit la piscine puisque c’est le premier équipement ludique aquatique du Pays d’Iroise, une piscine à l’eau de mer et qui utilise les énergies renouvelables : énergie solaire, pompe à chaleur pour réchauffer l’eau… La piscine a été construite dans l’hypothèse où il n’y aurait pas de piscine à Saint-Renan ; sa rentabilité était sur une base de 100 000 entrées annuelles. Pendant les premières années d’ouverture les entrées étaient autour de 100 000 par an. En 2000 j’avais négocié le premier contrat de DSP avec RECREA qui rapportait à la commune 172 000 € par an. Aujourd’hui on paye UCPA 344 000€ /an et la fréquentation est autour de 87 000 entrées, le délégataire, de mémoire, sur les 2 dernières années accuse un déficit de 600 000€. Vous voyez la différence. Donc si aujourd’hui UCPA perd de l’argent,  il va nous présenter surement une ardoise avant la fin de la DSP.  A ce moment-là, en 2023, suivant le contexte de cette période, si c’est moi qui suis maire, je vous présenterais et vous expliquerais la situation. Je prévois de vous demander votre avis : que faisons-nous? Avec des éléments factuels, la population pourra choisir entre les différentes options : on conserve, on rase, et dans les 2 cas combien cela coûtera à la commune ?  Voilà le raisonnement que doit tenir le maire de la commune,  il choisira aussi le mode de consultation adéquat afin que la population puisse s’exprimer en toute connaissance de cause.

Je vous remercie pour vos questions, j’espère que mes réponses vous ont permis de clarifier un certains nombre de sujets. Je vous invite au pot de l’amitié. 

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